Monologues

Y - Je retiens mes gestes qui te cherchent, je modère mes mouvements qui veulent t'envelopper. Atemporel. Les flots franchissent les remparts ondoyants, se brisent sur la berge sereine. Leur passage laisse une traînée d'écume que boivent les mains des passants.
Quand personne ne voit, quand personne n'entend, la fortune abandonne ses droits, et quand le jour se lève, les reprend aussitôt. Les miroirs déforment la réalité; pour nous y ramener il faudrait les briser, en piétiner les morceaux, les serrer fort dans ses poings repliés jusqu'à ce que le verre entaille la douceur de la peau.
Dans un autre monde les sanglots disparaissent et les notes de musique nous délient dans une valse délicieuse, s'enroulent autour de nous. Elles bercent le roulis de ton corps ajusté à mon corps, de ta chair imprimée dans ma chair. Sous l'impulsion de ta pulsation, je rêve en souriant.



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