Monologues

Y - Les voiles s'étendent au loin. Plus loin.
Il y a les oiseaux blancs qui s'allongent sur le bras de la mer, les jambes des nuages et la bouche du soleil. Toi tu dors, comme un enfant. L'inertie n'existe non plus que la tempête ; c'est la brise qui te berce.
Les rayons sont des larmes de miel et les gouttes de pluie quand tu les foules sont des tapis d'étoiles. Que l'aube peigne les traînées incandescentes dans le ciel, que la nuit baigne ton corps incarné par la houle. Harmonie fluorescente des souffles. Les murs frissonnent encore de nos corps enlacés, où sont-elles les heures des draps qui se délassent sous nos veines entrelacées ? Le nectar déversé quand ton pouls me traverse fait soupirer le vent, tes lèvres sur mes pages éclaboussées de sang ont lavé les tourments.
Et l'encre ne me délivre pas de l'ancre de tes bras, je murmurerai tout bas les naufrages, les épaves, les cadavres.
Le lever du jour me ramène aux grands havres.

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