Sonnet 2


Je le croyais vivant lorsqu'il pleurait, flétri
Je ne pouvais t'aimer, il bat quand je t'oublie
J'ai délivré mon cœur de sa douce torture
Mais les étoiles, cruelles, rouvrent sa déchirure

Ma raison la journée ne m'abandonne plus
Pourtant Morphée d'un geste me fait boire la cigüe
Et au cœur des chimères je cède à la passion
Inconsciente souffrance, mensonge par omission

Jamais si près de moi que lorsque je sommeille
Je maudirais cent fois les rayons du soleil
Qui chassent tes baisers dès qu'apparaît l'aurore

Les minutes effaceront, mon extase, ma douleur
Mais il est tôt encore, elles demeurent et pour l'heure
 Qu'on me laisse dormir ou qu'on me saigne à mort


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